Filmer l’activité depuis un point fixe est probablement la méthode la plus simple à mettre en oeuvre. Il suffit de disposer d’une petite caméra et d’un trépied. Cependant, si l’activité se déploie dans un espace important, la taille de l’acteur filmé peut très vite devenir si petite qu’elle en devient illisible et de ce fait, on perd le bénéfice de l’enregistrement de la trace de l’activité. De plus, le micro enregistre l’ambiance du lieu et on ne peut pas espérer saisir les conversations de l’acteur. Enfin, dans le cas présent, l’enregistrement de la trace de l’activité enregistre avant tout un déplacement relatif corporel de l’acteur dans l’espace. Si cette trace n’est pas commentée par l’acteur lui-même, il est alors quasi-impossible de lui donner scientifiquement une signification. Il s’agit donc d’une trace de l’activité à favoriser pour l’analyse comportementale : trajets, durées, échanges, postures…

 

Dans le cas ci-dessus, il s’agit d’un enregistrement réalisé avec un caméra disposée dans la salle sur un support fixe. Il n’y a aucun mouvement de caméra (changement de point du vue), ni mouvement optique ou électronique (pas de zoom). Le grand angle permet d’enregistrer la plupart des mouvements des visiteurs. Dans cet exemple, Annie, la personne qui entre dans le champ à gauche, est équipée d’un micro HF (micro sans fil), ainsi nous percevons tous les sons, même les soupirs, ce qui ne serait pas le cas avec un micro situé près de la caméra. L’opérateur est hors de la vue du visiteur. La personne à droite du cadre image fait partie du personnel de surveillance du musée de l’Oeuvre Notre Dame à Strasbourg.