Enregistrer une trace de l’activité d’un sujet avec un eye-tracker permet de conserver la perspective du champ visuel subjectif augmenté du point de focalisation du regard. La durée du point de focalisation ou de convergence (gaze point) correspond statistiquement à une « attention » du sujet qui s’appuie sur un élément de l’objet circonscrit. Bien entendu, on ne pas savoir avec certitude ce qui est circonscrit avant que cela ne soit verbalisé par le sujet. D’un point de vue scientifique, la verbalisation du representamen par le sujet (ce qui es pris en compte) est essentiel. Ainsi l’enregistrement du point de vue subjectif ne permet pas en lui même de préciser et encore moins analyser l’expérience des visiteurs.

En revanche, la perspective subjective augmentée stimule très densément le sujet qui a vécu l’expérience. Dans de bonnes conditions (calme, taille écran, qualité image, concentration, disponibilité…) cela peut aller de la réminiscence à la reviviscence, une situation où le sujet « revit » en qualité son expérience passée, qu’il ou elle peut alors commenter, préciser, raconter avec une très grande précision.

 

Dans l’extrait ci-dessus enregistré au Museum Aquarium de Nancy, le point de focalisation du regard est représenté par un cercle rouge. Une fois calibré, la précision de l’eye tracker est excellente, on peut saisir les groupes de mots qui sont (vraisemblablement) lus par le sujet.